Darius Burst Another Chronicle EX + : L’espace n’a jamais été à ce point infini

Légende parmi les légendes du shoot them up, Darius doit son statut à un gameplay exemplaire et surtout à sa borne impressionnante composée de trois écrans CRT qui proposait un affichage panoramique.

En 1986, la chose est alors inédite et la borne The Ninja Warriors de reprendre l’idée d’en mettre plein les yeux. Taito sait se démarquer de la plus belle des façon.



Et alors que ce genre typé arcade connaît un retour très apprécié des vieux shmupers, Darius qui n’a jamais vraiment été à la retraite, profite de ce vent favorable pour se magnifier dans une nouvelle version du désormais célèbre Dariusburst.

Avant propos, il faut bien comprendre que Darius est un jeu plutôt à part dans sa catégorie, qui a connu son empreinte réelle avec l’épisode Gaiden ( arcade, Saturn, PlayStation ), celui-ci renforçant le délire des ennemis aquatiques accompagné par des musiques lyriques, avec un gameplay qui s’il est de prime abord classique, s’avère d’une grande exigence.

Autant le dire de suite ; tout le monde ne peut pas se lancer tête baissée dans Darius.

Pour ce remake de Dariusburst :Another Chronicle, Taito a fait les choses en grand.

Graphiquement retravaillé, offrant des stages supplémentaires et bien des modes, le menu s’avère des plus généreux. Affublé désormais de ce EX+, le spectacle de l’arcade arrive dans nos salons.



Et c’est tout naturellement que le ratio panoramique prend place sur écran 16/9 ème. Un choix qui de prime abord va surprendre mais qui pour les connaisseurs fait sens. Rappelons que la borne est équipée de deux écrans LCD 16/9 ème.

Darius ne s’appréhende pas comme ses congénères. Avoir un horizon modifie considérablement la façon de jouer et permet une autre forme de frénésie auxquels nous habituent les danmaku, ces shmups très énervés au milliers de boulettes.

Voir au loin le danger, accentue la réactivité et le slalom nécessaire à la progression, mais surtout facilite grandement la lisibilité lors de parties à quatre ; quand bien même les larges bandes noires, l’immersion se veut saisissante.

Moins vrai toutefois en nomade sur Switch, où il devient difficile d’évoluer vu l’étroitesse du champ de vision. Ajoutons que le Joycon n’arrange pas la situation.

Ce qui ne gâche en rien un gameplay ciselé des contrôles étudiés en mode télé. Le choix parmi les nombreux vaisseaux Silverhawks de la saga est bien entendu une formidable madeleine de Proust pour les plus vieux, avec leurs capacités qui ont de quoi ravir l’amateur de tirs en pagaille.

S’il suffit d’un bouton pour se défaire de ses ennemis, la belle surprise vient de la possibilité de pouvoir retourner le vaisseau à tout moment, notamment quand les attaques venant de derrière sont fournies. Un switch fort appréciable qui renforce l’action déjà intense.

Mais Darius fait la différence sur les items à glaner. Comme dans la majorité des shmups, certains ennemis, libèrent des options ici représentées sous la forme de sphères de cinq couleurs qui ont chacune leur capacité. De la puissance de feu au blindage du bouclier en passant par celle qui augmente les points ( pour les pros de scoring ) et une autre plus violente qui éradique toute menace sur une zone.



Plus fin et en fonction de l’équipement, les tirs peuvent annuler ceux ennemis. Tout sera alors question de palier à respecter avec les sphères rouges.

Reste le Burst Beam, cette technique remarquable face à tout problème. Certains Silverhawks peuvent remplir une jauge qui dépend du nombre d’ennemis abattus

Il faudra choisir entre un tir long qui diminuera progressivement et le one shoot qui videra la jauge mais avec quel effet. Un jonglage exaltant et qui se mérite.

Apprentissage et exigence que l’on vous dit.

Une fois maîtrisé quel bonheur. Ce Dariusburst est d’une grande générosité avec ses modes de jeux et ces stages qui n’en finissent jamais ; le jeu étant augmenté de douze en bonus. A la manière d’un Out Run, il faudra définir sa route et toutes les parcourir en choisissant la prochaine destination à la fin du stage.

Il faut souligner le mode Chronicle et ses objectifs à accomplir, parfois à plusieurs.

Et si la tâche semble trop ardue, le jeu propose le mode vies infinies. De quoi apprendre les paterns et se faire la main sans être dégoûté trop rapidement. Vous verrez, à l’instar du vélo, vous demanderez à ce que l’on retire les petites roues.

Dariusburst : Another Chronicle Ex+ est un très bon shoot them up, d’une durée de vie aussi solide que son gameplay élaboré.

Très particulier tant dans son approche que dans son ambiance incroyable, grâce aux merveilleuses compositions du groupe Zuntata qui passent de chants de femmes à la voix hypnotique à des thèmes plus rock voire techno.

Un voyage à nul autre pareil qui rappelle qu’au delà des Triple A, la beauté est très certainement ailleurs.







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Responsable Editorial Grand Sachem de http://ZePlayer.com I Scribouillard dans des zines de JV et éternel amoureux de jeux nippons insensés I Voix dans le podcast Super Retro Mega X sur Radiokawa.com

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