Streets Of Rage 4 : Comment je vais me faire avoir

C’était pourtant loin d’être gagné. Les premières images de la suite du mythique beat them up de la Mega Drive me faisaient tirer grise mine. La faute à des graphismes trop propres, trop flash à des lustres de la patte racée du pixel. 

Certainement qu’il faut savoir accepter une certaine forme de modernité. Après tout, Ducktales Remastered est fort réussi et il faut saluer le boulot remarquable de Lizardcube pour Wonderboy III : The Dragon’s Trap et son visuel dessin du plus bel effet.

Ce n’est pas  le choix de la société française pour Streets Of Rage 4 à mon grand dam.

Aussi ai-je suivi le développement d’un œil éloigné et pourtant à la fois attentif. C’est que l’on touche à une madeleine de Proust de quarantenaires et aux bons souvenirs de mandales sur écran cathodique avec les copains.

Jusqu’à un récent trailer qui a su trouver les mots pour me convaincre. Streets Of Rage 4 à l’instar de Sonic Mania décide de faire montre de ses atouts séductions plutôt irrésistibles. La possibilité de jouer avec tous les anciens personnages des jeux d’origine dans leurs représentations pixels avec quelques améliorations bien senties comme des effets d’ombrage et d’éclairage jusqu’alors inédits. De quoi donner un coup de frais tout en conservant l’intégrité de la Mega Drive.

Il est d’ailleurs très amusant de voir plusieurs Axel de différentes générations rosser les malotrus  et ce jusqu’à quatre comme à l’époque de certains beat them up en arcade ( généralement Konami et Capcom). Convivialité j’écris ton nom !

Mais il y a encore mieux. La musique. Signature éternelle et presque membre d’importance du jeu, cette House Music digne des meilleurs DJ des Warehouses de Chicago ou Detroit savait accompagner les tribulations de ces policiers à la cool dans des thèmes inoubliables quand bien même en 1991 le genre devenait quelque peu ringard.

Pour l’occasion, Yuzo Koshiro est de retour secondé par d’émérites compositeurs de chez Capcom et autres ( Motohiro Kawashima, Yoko Shimomura, Keji Yamagishi, Harumi Fujita ) plus le compositeur français Olivier Derivière. Dès les premières écoutes l’on sent le travail bien fait, d’une fidélité telle que la filiation en devient évidente.

Ajoutons que l’on peut à loisir mettre les thèmes de la Mega Drive et Streets Of Rage 4 devient un menu très riche qui s’est vu ce jour dans une nouvelle vidéo, complété d’un mode Battle ( initié dans le second épisode ) qui propose un mode VS et un mode équipe.

La donne n’est plus la même. Streets Of Rage 4 que je me voyais déjà conchier certainement trop hâtivement, sait me rassurer et se veut un merveilleux témoignage d’un passé formidable où le jeu vidéo se basait avant tout sur l’amusement immédiat.

Et en plus ils ont mis la voiture de flic et son conducteur surarmé du premier épisodes.

De là à ce que le jeu regorge de bonus…

Ah les salauds, ils savent jouer avec ma corde sensible chez Lizardcube ! Ils veulent mes 25 euros les coquins !

Chose sera faite le 30 avril prochain.

About Jibé Jarraud
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com

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