Tatsunoko vs. Capcom : le meilleur d’entre nous

   Je l’ai découvert un peu tardivement lors d’une de ces soirées dans lesquelles se pressent amis, pizzas et bières de circonstance. Voilà un moment que je ne m’étais pas adonné à une partie de VS fighting 2D sur une machine dite de nouvelle génération ( il faudra à ce sujet ne plus user de ce terme avec des bécanes qui commencent à dater).

   Le dernier en date, Street Fighter IV, ne m’avait point emballé, et sa suite si elle est plus séduisante, n’arrive pas à me faire lâcher mon Street Fighter III third strike.

C’est ainsi, mais j’y reviendrai lors d’un prochain article. Je disais donc que je me suis laissé entrainé par Tatsunoko Vs Capcom, énième cross over de super héros made in Capcom. J’avais entendu tout et son contraire sur ce jeu. Les points positifs d’abord : Un rythme soutenu, un délire visuel à toute épreuve.

Puis les points noirs que tout adolescent n’aime pas voir en plus de ceux apparents sur leur visage gras : Une simplification de la jouabilité le rendant peu technique.

 

 

   Manette en main, j’ai d’abord trifouillé les boutons et la croix de la Wiimote qui m’a bien fait comprendre le négatif du jeu: Sa simplification. Imaginez un bouton d’attaque qui sert de poing ou de pied en fonction d’une distance théorique de l’adversaire, et un autre qui fait carrément les coups spéciaux. Etonnant, limite grossier mais c’était avant de m’y consacrer avec le pad classic.

   Et la donne change du tout au tout. Le jeu devient technique, on en découvre ses vraies finesses, à des lustres de cette maudite banalisation hurlée sur de nombreux sites. Bien entendu, ne vous attendez pas à faire des pary à tout va. La comparaison avec les canons de technicité serait une bêtise et ce n’est pas ce que propose ce titre bourré d’énergie.

   Tatsunoko Vs Capcom ou plaidoyer de ce que les joueurs de 32 bits ont connu sur la Sega Saturn ou en arcade ( Oublions la Playstation en matière de 2D ). Ce dynamisme, cette folie, initiés par X-Men ou Vampire ( Darkstalker) en 1995, et les innombrables cross over. N’oublions pas les King Of Fighters pour terminer sur un certain Guilty Gear devenu modèle du genre. Et mine de rien, cet étalage tout droit sorti d’une corne d’abondance garnie à souhait, fait grandement plaisir aux plus vieux qui les yeux rivés à l’écran, retrouvent en quelques joutes bestiales, cette ambiance si particulière alors que la 3D allait assener un coup d’estoc fatal à cette 2D qu’ils ont tant chéri.

   Jouer à Tatsunoko Vs Capcom n’est pas que jouer à un jeu de combat, ce serait en minorer son sel. Retour à l’adolescence et des bornes d’Arcade ? Rictus de jouissance du guerrier qui d’un coup se sent ampli de cette puissance terriblement ravageuse? Mieux, le titre de Capcom devient parangon de la bonne humeur du jeu de genre, celui qui est facile à prendre en main, et qui ne frustrera uniquement celui qui boudera, préfèrant les jeux de combats en 3D.

   On s’en moquera, il ne mérite pas de jouer dans notre cour de récréation.

   Jibé

A propos Jibé Jarraud 155 Articles
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com