Call Of Duty WWII ou la vacuité créatrice…

C’est qu’il s’est fait « gentiment » damer le pion par un Battlefield 1 qui à la surprise générale, revenait sur un contexte historique alors que les guerres modernes initiées par Infinty Ward pour son quatrième épisode, étaient devenues le nouveau mètre-étalon du FPS.

A la manière d’une disgrâce d’un Pro Evolution Soccer déchu de son trône par un FIFA désormais acclamé, Call Of Duty se devait de réagir pour finalement revenir à sa base : La Seconde Guerre Mondiale.  Reculer pour mieux sauter?

La question peut se poser. La période Grande Guerre a été diffusée ad nauseam, d’abord dans la série des Medal Of Honor qui devenue redite, a tenté divers environnements comme le Pacifique pour mieux disparaître en calquant le modèle plus contemporain de Call Of Duty.

Mais vu que Battlefield 1 a remporté la bataille l’an passé, les marketeux de Activision n’ont pas trouvé mieux que de revenir sur l’histoire avec un grand H.

La preuve s’il en est que le genre FPS a réellement besoin d’évoluer. La guerre, encore la guerre, toujours la guerre que l’on recycle alors que chaque année les ventes sont moins bonnes. Demain les guerres célèbres ne vendront plus? Pas grave on refera des guerres modernes etc.

Le jeu vidéo est gangrené. Plus d’idées novatrices pour les licences vache à lait qui ne sont que des produits éphémères, remplacés en un claquement de doigt par des financiers sans vergogne.

Une stratégie plus que périlleuse qui pourrait bien laisser le champ libre à des jeux plus colorés et novateurs comme Overwatch ou Splatoon.

A force se servir la même soupe, celle-ci perd de sa saveur. Et ce n’est pas en la réchauffant et en rajoutant quelques épices que le met sera meilleur.

Il est peut-être temps de passer à autre chose.

A propos Jibé Jarraud 150 Articles
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com