Sonic revient pour ses … 26 ans ?

Dans le genre business plan raté, SEGA se place en excellente position. Leur personnage emblématique a fêté ses 25 ans en juin dernier et aucun jeu n’a été proposé. Un anniversaire silencieux que l’on célébrera donc l’année prochaine. A n’y rien comprendre.

Malmené depuis son arrivée en 3D sur Dreamcast, le pauvre animal est passé par bien des tourments. Des jeux ni faits ni à faire, une surexploitation de la licence pour tenter vainement de renflouer les caisses : SEGA ayant mis un terme à sa carrière de constructeur, il fallait bien épuiser un filon déjà tari depuis des années.

Ainsi Sonic est apparu très régulièrement, trop régulièrement dans des productions de plus en plus désastreuses, quand il ne s’agit pas d’odieux spin-off basés sur l’univers du hérisson. Quelques sursauts pas trop mauvais de temps à autres, à l’image d’un Sonic Colors emballant et l’épisode Generations qui s’il ne brille pas par son ingéniosité reste un bel hommage et un joli cadeau pour ses 20 ans.

Toutefois, les fans de la première heures sont partagés. Entre les ceux-ce qui ont apprécié les épisodes en 3D et les autres qui ne voient Sonic qu’en 2D, SEGA devait se positionner et c’est tout simplement une version Mega Drive vaguement retapée qui nous arrivera en 2017. Un retour aux sources surprenant et un peu fainéant, tant il est vrai que pour ses New Super Mario, Nintendo avait pris le soin de revoir l’habillage graphique.

Sonic 4 vivement critiqué, il valait peut-être mieux revenir à l’essentiel. Un parti pris risqué mais qui enchante les plus vieux qui seront certainement ravis de retrouver leur héros tel que laissé à l’époque. Et c’est bien le sprite japonais du premier Sonic qui sera jouable dans le même Green Hill Zone ( remanié), capable de dasher et de galoper comme un beau diable à la manière de Sonic CD.

Stratégie payante? Difficile de le déterminer. D’abord parce que nous sommes très nombreux à ne plus être intéressés par les aventures de la flèche bleue. L’overdose est présente, la déception également ; la logique veut que la méfiance se soit installée.

De la même manière, il est difficile de ne pas voir la volonté opportuniste de SEGA, à la limite de la fainéantise. Les développeurs n’ont pas besoin de se fouler, peuvent certainement piocher allègrement dans les banques de données de stages jamais publiés ( Mettre le Hidden Palace Zone jamais sorti dans Sonic 2 serait alors une bien belle idée ) et fournir un jeu madeleine de Proust sans vergogne. Il suffit de voir dans le trailer les vieux artworks des épisodes précédents pour se rendre contre du je-m’en-foutisme de la marque.

Le prix sera déterminant. S’il est proposé à un coût maximum de 15 euros, alors l’opération peut s’avérer intéressante et les vieux briscards de se réjouir, notamment du nombre insolent de Easter Eggs qui sont dans le jeu ( vidéo en fin d’article).

SEGA essaie de recentrer son image, revient à des valeurs et reprend à son compte les bonnes idées de Nintendo.

Reste à voir si tout cela sera payant . Un jeu fainéant, un autre projet Sonic pour 2017 aux allures trop sérieuses qui reprend les deux générations de Sonic, et les sorties prochaines d’une mini Mega Drive et de sa version portable à la fabrication chinoise douteuse et déjà commercialisées depuis des années, difficile de voir un SEGA prochainement auréolé par une gloire qui lui manque tant.

Réponse en 2017. Oui pour les 26 ans…

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Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com

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