Il n’y a pas que Super Mario Maker dans la vie!

Les acharnés de la plate-forme et de la rigueur ont tous largement dépensé leurs deniers dans la dernière production de Nintendo. Super Mario Maker propose une abondance de stages plus ou moins tordus et délicats, dans lesquels crises de nerfs et satisfaction de la réussite ont la part belle. Pourtant, un autre jeu du genre se cache dans les méandres de l’eShop. Shovel Knight vous avait plu? Runbow a de quoi vous séduire.

Concept très simple, Runbow ( courir et arc-en-ciel), est un runner avec un départ et une arrivée. Un parcours jonché de plates-formes et de pièges divers. Rien de bien nouveau de prime abord. Pourtant…

Couleurs ! Voilà les terribles pièges qui obligent à une attention et une réactivité à son meilleur. Volontairement minimaliste dans ses graphismes, les stages de Runbow sont faits d’aplats de couleurs qui se voient couverts de calques également de couleurs en moyenne toutes les trois secondes. De fait, une plate-forme verte disparaîtra une fois cachée par la même teinte et ainsi de suite avec d’autres coloris.

Une idée brillante qui offre un challenge progressif. D’abord balayés horizontalement, les décors le seront verticalement, avec des rayures et à des vitesses variables. De quoi s’accrocher à la manette les dents serrées.

Si Runbow est sympathique seul, c’est bien à plusieurs qu’il prend sa dimension plaisir. Jouable jusqu’à neuf, les parties deviennent de véritables joutes où tout est permis pour terminer le niveau en tête. Pour réussir leurs courses folles, les héros peuvent à loisir se coller quelques raclées bien senties, prendre des bonus et générer des malus, mais aussi dasher ; ce qui permet des bousculades souvent fatales. Attention toutefois à bien gérer les couleurs et les adversaires sans quoi…

Loin d’être avare en contenu, Runbow offre maints modes de jeu. Si le mode course est le plus classique, celui de l’arène oblige à tenir le choc jusqu’au bout, les stages se rétrécissant. Le Roi de la colline est peut-être le plus faible bien qu’amusant. Il faudra aux joueurs, rester le plus longtemps sur la couronne pour remporter la victoire. Plus vicieux, le rôle du Polychro-Maître autorise le détenteur du gamepad de nuire à la progression des autres joueurs avec des pièges, des couleurs qui masquent les plates-formes et autres subtilités rageantes mais drôles.

Enfin deux modes aventures permettent pour l’un une progression à sauvegarde, tandis que celui dit du Bowhemoth se doit d’être franchi d’une traite. Un challenge relevé qui s’il propose un nombre de vies illimitées, les voit fondre comme neige au soleil tant il est ardu.

Et ce n’est pas la tête de mort qui vous taille un costard à chaque échec qui dira le contraire. C’est que l’on se fait régulièrement moquer.

Alors on peste, on transpire, on se sent malmené mais comme ces grands jeux d’arcade qui ont un capital frustration important, on s’accroche . Il est hors de question de couper la console sans passer ce fichu stage !

Bénéficiant de graphismes dépouillés mais fort charmants, d’une bande son riche ( jazzy et très emprunte de cinéma) du meilleur effet et d’une jouabilité sans faille, Runbow s’impose comme l’un des meilleurs jeux indés de la Wii U. Ajoutons que certaines figures d’autres jeux participent au casting à l’instar par exemple de Shovel Knight, Teslamancer ( Teslagrad), ou Juan ( Guacamelee), et c’est bien une production généreuse que nous met en mains 13AM pour sa nouvelle venue dans le marché.

Un développeur à suivre.

About Jibé Jarraud
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com

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