Ubisoft vraiment crétin

C’est peu de le dire. Alors qu’en 2006 le monde découvre Les Lapins Crétins essentiellement sur Wii, le développeur français semble avoir oublié de protéger sa propriété.

On peut tout dire sur les jeux de la licence. Généralement assez moyens voire carrément tristes face aux canons du mini games japonais ( Wario Ware, Bishi Bashi…), il faut pourtant reconnaître un franc succès grâce à la débilité proverbiale de ces créatures. Les jeux se vendaient plus pour leurs protagonistes que leurs qualités contestables. Une popularité telle, qu’elle avait réussi à mettre au placard l’infortuné Rayman.

Une cash machine exemplaire et comme d’habitude avec Ubi, une surexploitation grossière de la licence jusqu’à lasser et au final désintéresser.

Qu’importe, les bestioles sont une excellente idée. Tellement excellente que d’autres la reprendront à leurs comptes.

Sans vergogne.

Ainsi les Minions apparus dans le film Moi Moche Et Méchant, ont su imiter les dits mammifères.
Mc Donald’s également, ne s’est pas gêné pour le rebranding des Happy Meals, en reprenant clairement le concept de petites créatures stupides.

Quid de la propriété intellectuelle, du vol manifeste? Le film des Minions caracole en tête des entrées en salles obscures, devenant le meilleur démarrage de l’année au box office français, évinçant Les Lapins Crétins qui semblent faire de la figuration à côté des nabots jaunes.

Injuste et dommage.

Passés de la postérité à une forme d’anonymat ( le trait est volontairement forcé) on les retrouve désormais dans une attraction du Futuroscope, ce parc vieillissant qui n’a pas su emprunter la voie de la modernité qu’il promotionnait à son ouverture en 1987…

A croire qu’il faut vivre avec son temps. Le vol est devenu monnaie courante. Les Daft Punk font des succès en pompant allègrement des titres des années 70-80, Pharrell Williams et Robin Thicke ont rempli leurs poches en volant Marvin Gaye et sont finalement – ouf – reconnus coupables de plagiat.

Reste à nos amis les grandes oreilles d’être capables de revenir sur le devant de la scène et raviver dans le cœur des consommateurs, cette séduction marketing nécessaire. Bien entendu ils vendent encore, mais il serait peut-être temps de leurs donner un jeu d’envergure en les faisant revenir avec Rayman dans une très grande aventure à l’image de cette ébauche d’un épisode qui ne verra jamais  le jour.

En attendant, vous ne rageriez pas si vous étiez Yves Guillemot?

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Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com

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