L’Artwork du vendredi #2

 Souvent, et certainement plus jeune, des boites de jeux nous ont marqués, fascinés.
Le thème de cet article est de revenir sur ces visuels qui nous ont provoqué des émotions, généralement fortes. Parfois même moteur d’achat d’un titre plus qu’un autre, la dite boîte devenant aussi importante que le produit qu’elle contient et que l’on aimera chérir longtemps.

 

Au tout  début des années 90, je découvre dans une boutique informatique, la PC Engine couplée à son lecteur CD-Rom : Interface Unit.
Un pied encore dans la génération 8 bits, un autre qui mord sur la suivante 16 bits, le choc fut conséquent. Déjà parce que le jeu était proposé sur support CD; chose inédite alors, mais surtout pour les boîtes des jeux, totalement japonaises.

Depuis mon enfance, j’ai toujours deux fascinations. Les robots, et les héroïnes idéalement court-vêtues : Des trucs de mecs quoi.

Pour l’occasion, le patron de l’honorable commerce installe fièrement la machine, et fait la démonstration de quelques titres. Mais en regardant la pile de boîtiers CD, un attire mon attention plus que les autres : Valis II

Rappelons les faits. J’ai grandi avec les dessins animés nippons qui passaient avant que le Club Dorothée et La Cinq ( chaîne de télévision disparue en avril 92) ne les diffusent. J’ai absorbé toute une partie de cette pop culture, faite de guerrières, de jeux d’arcade et autres réjouissances ludiques. Et si Gigi l’innocente petite magical girl a les cheveux roses, la redoutable Yuko elle, les a bleus et est on ne peut plus accorte.

L’héroïne de Valis est donc une guerrière sexy, qui à la base collégienne peut se transformer en « déesse » épéiste, prête à en découdre avec le mal.

Tous les codes du genre sont présents sur ce visuel. Décidée, la posture matamore et la cuisse avenante, Yuko devient une icone oscillant entre le glam et le kitsch; tout à fait représentative de son époque. Rappelons qu’il existait nombre d’animés et jeux reprenant cette imagerie. En fond, Daimon Megas le grand méchant de l’histoire. Sorte d’hybride de démon- robot, que sais-je encore, qui sans être menaçant, se pose comme la figure maléfique du jeu.

Bigrement efficace, la boîte de Valis II représente tout un pan d’une sous culture largement conchiée à l’époque par des publications au top de la culture ( Télérama en tête), aujourd’hui célébrée et ravivée par les mêmes.

Manga, animé, Valis II se sert à bon escient de son support, et les coupures animées sont nombreuses. En ce sens, sa boîte se veut également un calque miniature des Laser Discs d’animation. De quo i séduire n’importe quel ado  ( adulte? ) rompu aux comics, bandes dessinées et autres japonaiseries.

Et si aujourd’hui cet épisode reste mon favori de la série, ce n’est pas tant pour son brio ( Valis III et même le premier lui sont supérieurs ), mais bien parce qu’à chaque fois que mon regard sur mes étagères s’arrête sur lui, l’envie de le relancer se fait pressante.

Aujourd’hui, l’illustration fait encore sensation. Bien au delà du souvenir, elle m’évoquera à jamais un univers tel que son invitation à l’aventure restera irrésistible.

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A propos Jibé Jarraud 150 Articles
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com