L’Artwork du vendredi #1

   Souvent, et certainement plus jeune, des boites de jeux nous ont marqués, fascinés.
Le thème de cet article est de revenir sur ces visuels qui nous ont provoqué des émotions, généralement fortes. Parfois même moteur d’achat d’un titre plus qu’un autre, la dite boîte devenant aussi importante que le produit qu’elle contient et que l’on aimera chérir longtemps.

Pour ce premier numéro, je reviens sur celle de Space Invaders pour une simple et bonne raison : Il s’agit de mon premier jeu.

Était-ce en 1981 ou 1982; la mémoire me joue des tours, mais une chose est certaine; je me souviens encore de mon père revenant tout heureux les bras chargés de cette Atari 2600 flambante neuve, prêt à en découdre avec les extraterrestres vu qu’il était très amateur du jeu de Taito dans sa version arcade.

Je découvre donc ma première console, ainsi que le jeu qui l’accompagne.

Bien entendu, enfant l’on est impressionnable, et ce visuel a agit sur moi comme la découverte d’une grande aventure un brin adulte.

Il fait nuit, à moins que ce ne soit le crépuscule qui s’installe. Dans le ciel étoilé, trois soucoupes volantes planent dans un environnement hostile fait de montagnes; elles semblent vouloir se poser tout en sondant le relief : la première projetant des rayons lumineux.

Chacune à l’air gigantesque, si l’on prend en compte la taille de la cité que l’on voit à l’intérieur. Ainsi ce n’est plus une expédition de repérage mais bel et bien une opération de colonisation. L’on peut supposer que les cités sont habitées de nombreuses créatures.

Contextuellement le visuel fait mouche. Nous sommes dans une époque où les petits hommes verts étaient à la mode. Rencontres du troisième type comme  E.T faisaient vibrer l’enfant que j’étais alors. De fait, retrouver à l’écran cette imagerie  impressionne. D’autant que le talent de celle-ci est bien de communiquer une sensation particulière de menace.

Menace oui, mais en aucun cas belliqueuse de prime abord. Ils arrivent, veulent du mal mais une impression de calme se fait ressentir. Lent et silencieux, le danger s’immisce pour mieux se déployer une fois la partie commencée. Particulier et Brillant.

En cela, la boîte de Space Invaders sur Atari 2600, restera gravée à jamais dans mon esprit, et à l’instar de l’étrange frisson qui parcourait l’échine de mes jeunes années, je confesse en écrivant ce texte tout en regardant la boîte, un petit revival loin d’être déplaisant.

La force de l’image, perdurera assurément.

A propos Jibé Jarraud 148 Articles
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com