Resident Evil 6 : « Étonnant non? »

 » Allez tous vous faire …, vous n’y connaissez rien ! Vous n’avez pas compris Resident Evil 6 ! « 
Je force le trait volontairement, mais si vous avez pour habitude de suivre nos envolées durant l’émission « Les Tauliers » sur Radiojv.com, vous ne serez pas surpris des propos de mon bon camarade Jay.

Resident Evil 6; jeu qui a fait couler un peu d’encre et qui n’a pas suscité une grande admiration. Pis que ça, il s’est même vu largement conchié par des joueurs et la presse. La saga accusait le coup, grandeur et décadence de celle qui a popularisé, défini le genre survival horror.

Me concernant je n’avais pas d’avis avant d’écrire ces lignes; le manque de temps m’ayant empêché de m’y intéresser et préférant me consacrer à d’autres jeux voire activités, tout en me disant qu’un jour il faudra bien que.

Chose faite donc deux ans après sa sortie. Décidé de partager le moment avec un ami, c’est donc en coop et armés de quelques bières que nous avons choisi d’entamer l’enfer que va vivre Leon S.Kennedy au pays des décharnés. Et à mon grand étonnement l’expérience a été concluante.

Alors attention, notre progression s’est faite sur quelques heures et un jugement serait trop hâtif. Pour autant, l’aventure est plutôt rondement menée. Loin d’être parfait, Resident Evil 6 réussit à reprendre les grosses ficelles du film d’horreur pour à défaut de surprendre, créer une tension intéressante faite de petites phases de stress, de grand bordel organisé dans une ambiance fin du monde bien sentie. Téléphoné certes, mais terriblement jouissif et franchement sympathique. Souvent l’on souriait devant la folle débauche d’explosion, de scènes invraisemblables et d’idées ici et là convaincantes.

Car s’il ne révolutionne rien, Resident Evil 6 a su nous donner du plaisir et surtout – et c’est là l’essentiel – de l’amusement. Difficile alors de le prendre à revers, et l’envie de continuer les mésaventures du héros à la mèche de se faire sentir.

Bien entendu, nous n’en sommes pas au bout, et nombreux sont ceux à me dire que c’est de loin la meilleure partie du jeu; les autres histoires n’étant pas du tout à la hauteur.

Il nous faudra creuser, mais pour l’instant Resident Evil 6 me réconcilie avec tout ce que je déteste dans les blockbusters AAA. Ce qui aujourd’hui, reste un petit exploit.

A propos Jibé Jarraud 148 Articles
Responsable Editorial Rédacteur chez Pix'n Love, Retro vers le Futur Chroniqueur dans " Les Tauliers " sur Radio JV.com