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Julien Chièze du site Gameblog.fr, a dit à plusieurs reprises que ce soit dans ses interventions radio ou sur le site Gameblog que « Resident Evil 5 est une coquille vide ». A croire que cela l'ait profondément remué vu qu'il est intarissable sur le sujet. Je lis Julien C depuis quelques années. Déjà dans Joypad alors qu'il se faisait appeler Gollum. J'ai toujours eu beaucoup d'intérêt pour ses écrits et le lire à ce point pourfendre le dernier né de chez Capcom m'a étonné. Étonné, mais finalement pas tant que ça. Ce terme de coquille vide prend tout son sens alors que le titre est sans originalité, sans prises de risque sinon son gameplay antédiluvien, et finalement son manque cruel de saveur.
Oui Resident Evil 5 n'est qu'une suite sans âme, mais nous y reviendrons lors d'une analyse approfondie, car ce phénomène semble se globaliser de mois en mois. Il suffit de voir les dernières productions, comme Prince Of Persia . Certainement bon, mais pas plus accrocheur. Gears Of War 2 s'il est excellent laisse cependant planer un doute sur un troisième épisode qui risque de reprendre les bases du second qui était déjà « Bigger, Better, More Badass » selon son producteur Cliff Blezinski , pour devenir certainement « Holy shit Motherfucker ». Tout se ressemble et se suit et finalement peine à séduire. A titre d'exemple, GTA IV m'a ennuyé en moins de 10 heures, malgré des qualités intrinsèques évidentes.
On manque de créativité, et pour des trentenaires comme moi qui ont vu passer des jeux, il devient difficile de s'amuser devant un écran. Rendez-vous compte, je n'aurai jamais imaginer un jour que jouer soit synonyme de passe temps sans plus. Jouer peut devenir rapidement coercitif si il n'y a rien de pétillant, de novateur. Il m'est même arriver de trouver dans certains jeux, - pourtant jugés bons - une forme de sanction. Mais à 70 euros la sanction on s'efforce nécessairement à aller plus loin, tout en se demandant « Mais pourquoi je continue? ».
Cette terrible impression je l'avais ressentie lors de mon interview de J'm Destroy qui avait pourtant une folle passion pour le jeu. Aujourd'hui lassé il ne touche pratiquement plus une manette. Aurait-on vieilli? Ou est-ce la faute de ce marché qui à l'instar de celui de la musique peine à se renouveler? Un soir alors que je m'en expliquais avec le Dr Lakav de la chaine Nolife, ce dernier m'a recommandé d'aller voir du côté des non jeux. Assez fana de tout ce qui est Warioware, je me suis dirigé naturellement vers Rhythm tengoku Gold sur DS, suite d'un titre Game Boy Advance. Le plus incroyable c'est que la sauce a pris immédiatement. Basé sur un principe de minis jeux en rythme, Rhythm Tengoku Gold m'a scothé et amusé. Bien entendu il n'y a rien de révolutionnaire en soi, sinon un concept addictif et tellement évident qu'il fallait pas chercher plus loin. Et au fur et à mesure je me rends compte que ce qui m'intéresse sont bien les concepts. Flower, Loco Roco, Patapon, ou le fameux Braid sont à ce point originaux qu'ils arrivent à intriguer. Et comme ils sont plutôt réussis, s'y essayer devient une source de plaisir, ce qui est l'essence même du jeu vidéo. Trop nombreuses sont les coquilles vides qui jonchent le sol, et j'espère vivement que la donne changera rapidement. Parce que jouer aux 16 bits c'est très agréable, mais je ne pensais pas que ma vieille Super Famicom soit toujours branchée en 2009.
Julien Chièze du site Gameblog.fr a dit « Le jeu vidéo a gagné, mais ne le sait pas encore ». Pourvu cher Julien que tu aies raison...
Jibé
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