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La vie est dure, mais on dit qu'elle est méritée. Ainsi Final Fantasy XIII sort en occident, accueilli avec les honneurs sur la plus célèbre allée du monde, lors d'une soirée événement à laquelle se pressaient badauds comme connaisseurs, pour se procurer un exemplaire du précieux jeu de Square Enix.
Si la liesse populaire en fait un phénomène, de nombreuses critiques se font entendre et ce depuis des mois. 
Rarement un Final Fantasy a déclenché les avis contraires. Des différends très tranchés. Comme si ses nouveaux apports, confirmaient que Square est un grand éditeur, ou le pire des arnaqueurs.
Qui croire? La passion des fans de la première heure aveuglés par l'aura de la licence? La passion des fans de la première heure qui eux ne se reconnaissent plus dans ce qu'est devenu Final Fantasy depuis des années? Ou finalement le bonheur incommensurable du joueur moyen qui sait que le jeu est a acheter, guidé par ce qu'il lui a été inculqué depuis maintenant sept épisodes?
Difficile de statuer sur ce point, mais il se dit que ce FFXIII a de quoi surprendre. Vraiment?
Faut-il s'étonner de voir une licence évoluer à ce point, quand on sait que chaque épisode est différent dans son approche en terme de gameplay,ou d'environnement? Doit-on faire le procès de Square qui veut innover, tenter de proposer autre chose à un public qui compte de nouveaux joueurs d'année en année?
S'il y a une accusation à faire, c'est bien la perte d'identité de cette licence depuis le VII, qui en devient pourtant signature. Oui, Final Fantasy n'est plus qu'un grand laboratoire pour nouvelles expériences. Le RPG nippon devait s'émanciper, on en a donc brisé les fondamentaux. Exit Dragon Quest. Aux oubliettes Ultima. L'orientation MMO, la simplification des PNJ, la disparition des boutiques, comme les longs couloirs sont symptomatiques d'une volonté d'accentuer la narration, et non le jeu. Cela ne l'empêche pas d'être palpitante.
De jeu de rôle, Final Fantasy est devenu une histoire à parcourir, à découvrir non sans gourmandise, mais dans laquelle son joueur est orienté par des règles coercitives de lecture. Liberté? A quoi bon. A l'instar d'Heavy Rain, on a l'impression d'influer sur le déroulement, mais il ne s'agit là que d'une sensation.
Final Fantasy ou comment repenser ses bases, en confirmant son nouveau sel, celui de la séduction. Square est un orfèvre on le sait bien, et ses productions son généralement de très haute volée. A la manière d'un grand créateur de mode, il use de Mannequins pour porter sa couture. Oui, ils sont grands, élancés, fringants ces modèles qui répondent aux dictats d'une beauté certes, mais diaphane. De monument RPG, genre initialement réservé à ce que l'on appelle Geek dans sa définition première, Final Fantasy devient le canon du mainstream. Il était une fois une licence qui a fait rêver. Il était une fois ses géniteurs ( Sakaguchi, Uematsu) qui l'ont délaissée, pour des contrées autres. Comme de nombreux ouvrages de fantaisie, on aimerait parcourir leurs suites mais leurs auteurs sont disparus. Rarement cette série, n'a aussi bien porté le titre d'un bouquin de JRR Tolkien : Contes et Légendes inachevés...
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